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CHEVALIERS NOIRS 5

Chevaliers Noirs 5 - Illusions dangereuses

L'avenir de l'Empire se joue dans les rues d'Aiglecroise, au milieu des tensions

Chevaliers Noirs 5

 
 
 
 
Résumé
« Alors, elle ne t'écoute pas... Elle ne te dit rien ? »
Entre intrigues et tensions, sous les menaces, Tessa Aquila en oratrice consommée commence à faire bouger les foules, jouant avec quelques longueurs d'avance.
Suite à ses coups d'éclats, la confrérie gagne des appuis dans la cité. La dynamique créée ne fléchit pas. Le peuple se lève et se mobilise.
Mais la grande noblesse d'Aiglecroise grince des dents, les enchères montent, et l'Ordre s'impatiente. Et le mouvement, attaqué de tous côtés, peut être décapité à tout instant.
Surt Johanson agacé cherche à la retenir, mais Tessa Aquila lui cache sciemment l'essentiel, sachant très bien qu'il doit rendre compte à ses pairs si puissants.
Pourtant Surt doit suivre les impératifs de l'Ordre : traiter en ennemi ceux qui troublent la paix de l'Empire, déjouer le cercle des assassins en public, et laisser réussir une manoeuvre discrète qui viserait Tessa. Mais peut-il garder la tête froide avec elle, alors qu'il la connaît si bien ?
 
Ou commence-t-il à hésiter, à la couvrir insidieusement…
 
Chevaliers Noirs, Volume 5, voit de singulières luttes souterraines s'engager, deux amants rechercher un modus vivendi au coeur de la tempête, se redécouvrir… Entre les chambres cachées de l'Ordre, les palais du Quartier Noble, les rues populaires d'Aiglecroise, entre rendez-vous secrets et manoeuvres risquées.
 

 

Illusions dangereuses
 
Parution 2017

 

 

 

Revers, coups de dés et revirements se multiplient dans la capitale impériale, à mesure que Tessa Aquila prend des risques. Mais aussi habile soit-elle au jeu politique retors d'Aiglecroise, peut-elle éviter la tourmente ?
Et Surt Johanson, lui épargner l'habile dague du cercle des assassins ?

 
 

 

 
 

Notes
  • Crépuscule sur Aiglecroise jette les bases, et Illusions dangereuses poursuit sur sa lancée alors que les espoirs se multiplient dans un Empire en crise. Qui pourra mobiliser l'opinion, qui évitera le poison ou l'accident fomenté par le cercle des assassins ?
  • Plus qu'une toile de fond, l'immense cité d'Aiglecroise constitue un protagoniste à part entière, avec le pouls de sa population ; de nombreux lieus exotiques sont introduits par touches, ou redécouverts sous un nouvel angle.
  • L'histoire du moyen âge est émaillée de flambées de violence paysannes. Tout au long de celui-ci, des révoltes cycliques ont éclaté, parfois suivies d'assauts contre des nobles ou des membres du clergé, de meurtres et pillages. Presque tout les rois d'Europe au cours de leur règne, ont dû faire face à des mécontentements ou des soulèvements paysans, parfois envoyer des armées. Même sous la Rome antique, les émeutes prenaient un tour cyclique dans les rues de Rome, et les réformes agraires, avec projet de redistribution des terres, cristallisaient toutes les passions.
    Ici dans le Volume 5, le mouvement incarné par la confrérie affronte des forces largement supérieures et ne progresse que parce qu'il est un temps sous-estimé et méprisé. Mais tout à une fin...
  • Au moyen âge le paysan, libre ou non (métayer ou serf), se sentait précaire face à la nature, son avenir souvent incertain. La plupart voulaient des garanties, et les règlements tournés ou modifiés à la volée par certains grands seigneurs étaient ressentis comme profondément injustes. Travailler la terre était une occupation prenante et dure, qui accaparait tout leur temps. Mais dans plusieurs régions d'Europe, les communautés d'entraide paysanne apparaissent à partir du 11ème siècle avec des chartes de franchise locales et des statuts qu'elles réussissent à arracher à leurs seigneurs, les contraignant à coucher par écrit leurs obligations.
  • Une guilde ou confrérie, était un moyen d'organiser un métier, avec un conseil autonome à sa tête et des droits stipulés dans des chartes. C'était une association professionnelle qui régulait minutieusement un métier. Elles échappaient ainsi au contrôle des seigneurs, qui imposaient souvent des taxes arbitraires et manipulaient les prix à leur propre avantage. Pendant des siècles, il a fallu pour de nombreux artisans en Europe, se battre, faire preuve de ténacité et d'opiniâtreté pour obtenir la reconnaissance de leur guilde.
  • Les fêtes et banquets de la grande noblesse étaient l'occasion d'un luxe inouï autour des arts de la table, de véritables festins, de danses et de musique, de jeux, de poésies lyriques ou de scènes de pantomime, de divertissements somptueux et de numéros réalisés à grands prix par des artistes (jongleurs, équilibristes). Elles duraient parfois plusieurs jours, mobilisaient un nombreux personnel dans des décors raffinés, avec présentation de plats aussi élaborés qu'exotiques.
  • L'Ordre d'Aiglecroise partage de nombreux points communs avec les Ordres de chevalerie historiques. Ceux-ci, à l'origine fondés par souci de protection et de fraternité, étaient souverains sur leurs propres terres sans droit de regard. Les Hospitaliers par exemple, à l'origine vêtus de noir puis un temps de rouge, dont le nom devint "L'Ordre souverain et militaire de Malte" (souveraineté accordée en 1291). Les Templiers, les Hospitaliers et les chevaliers teutoniques (Ordo Domus Sanctæ Mariae Teutonicorum, ou Deutscher Ritterorden) développèrent une véritable soif de pouvoir et de territoires, ajoutèrent de nombreux châteaux à leurs possessions, et leurs maîtres vécurent souvent dans un luxe et une indépendance dignes de grands souverains. Tous sans exception, devinrent des états dans l'état. En dépit de cela, de nombreux Templiers et Hospitaliers sous l'égide du Grand Maître menaient une vie particulièrement sévère et réglée, qui n'est pas sans rappeler la discipline de la Légion étrangère. Et lorsqu'ils montaient au combat, il n'y avait pas d'états d'âme.
    L'Ordre d'Aiglecroise en est proche par ses côtés austères et son dépouillement martial. Il gouverne un Empire dans l'ombre et cherche à contrôler presque tout, mu par une froide et silencieuse passion.
    En pratique, cet Ordre forme un société secrète avec ses propres règles, dont les buts sont parfois loin d'être altruistes. Leur mission officielle est de tuer pour protéger l'Empereur, et au cours de leur histoire ils en ont secrètement déposé plus d'un, pour placer sur le trône ceux qu'ils jugeaient plus souples.
  • Illusions dangereuses réunit ces trois forces : monde paysan, grande noblesse et Ordre militaire, avec une société civile en plein tiraillement, et c'est entre celles-ci que se déroule son intrigue. Pour certains, elle n'a d'autre issue que la liberté ou l'asservissement. Ou la déchéance et la mort.

 

 

Extraits
 
Chapitre
 
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